Plat du jour - Société

La politique c’est comme une boîte de chocolat...

Ecrit par La Rédaction le 24.02.2017

C’est bientôt Pâques, l’heure de la chasse aux œufs en chocolat, l’heure des cloches et des cocottes. Un peu en avance, et à quelques semaines du premier tour de l’élection présidentielle, choisissons nos candidats comme s’ils étaient en chocolat. Du classique, de la nouveauté, de l’amertume, du sucré ? À vous de choisir … !

 
 
Le Alliot-Marie, la poule en chocolat vintage remplie de petits œufs à la liqueur. Un chocolat de Pâques pour adultes venu du passé, un peu dépassé, un brin nostalgique. Pas de nouveauté, juste un souvenir qui s’efface.

Le Artaud, Un chocolat d’outre-tombe porté par un vent froid venu de l’est, de l’époque où on y faisait du chocolat sans cacao. Circulez, y’a rien à gouter.

Le Dupont-Aignan, c’est le chocolat discount, ça ressemble à…, ça a le goût de… C’est sec, cassant, trop sucré, sans intérêt.

Le Hamon, est le paquet multicolore de petits poissons en chocolats façon réunion des gauches. On y trouve du chocolat blanc, du noir, du lait et même de l’orange. Pour se boboïser on l’achètera version bio pour faire plus écolo. Sa saveur reste un peu industrielle, un peu terne et uniforme malgré les coloris différents. C’est pas grave, ça amuse les enfants et ça ne coûte pas grand-chose… enfin, sauf en maux de ventre si on en abuse trop…

Le Fillon, c’est le chocolat vintage de province acheté dans une boutique aux antiques boiseries, c’est rassurant pour certains et un brin ennuyeux pour d’autres. C’est solide, classique, sans surprise. On y revient toujours, même si le chocolat manque un peu d’originalité. Le goût reste immuable et équilibré. Bien sûr l’œuf a toujours la même forme et le même emballage d’année en année, parfois le goût change un peu, cette année il semble plus « épicé », à voir si ça plait… ?

Le Guaino, c’est un chocolat au goût indéfinissable dans une papillote « crissante ». Las, quand on croque on tombe sur un chocolat fourré au caramel dur, qui colle aux dents et au palais. Dommage, ça démarrait bien, puis on se rend compte que le paquet date de Noël et qu’il est obsolète à Pâques.

Le Lassale, un chocolat rustique, mou, âpre à la forme indéfinie. Mais est-ce vraiment du chocolat ?

Le Le Pen, c’est un chocolat à la sombre couleur d’ébène, une tablette épaisse, dure, à casser avec un maillet en bois. Très amusant au début, puis très vite on s’y casse les dents. La saveur est amère et comme la tablette est grande et qu’on ne la consomme pas rapidement on risque de lui trouver un petit arrière-goût rance.

Le Macron, c’est Kinder surprise. On en espère toujours tant avant de découvrir le petit jouet qui se casse à peine monté, à qui il manque une pièce pour bien rouler. Le chocolat est bicolore, un peu marron, un peu beige. Sa saveur est suave, si intensément sucrée qu’il en devient vite écoeurant. On cherche en vain le goût chocolaté. Est-ce un chocolat, un dessert lacté ? On regarde son petit jouet cassé et on se dit : tout ça pour ça ?

Le Mélenchon, c’est un chocolat tannique fumé façon vieil havane. Un œuf un peu old school dans une boîte si conceptuelle qu’elle disparaît quand on la touche, un peu comme de vieilles idées recyclées. Il est fort en goût et vous explose les papilles. Reste en bouche un peu d’amertume.

Le Poutou, c’est la cloche de Pâques qui essaie de retentir plus fort que ses capacités, plus proche d’une clochette que d’une grosse cloche. Sous son papier transparent, on devine sa fragilité. À peine ouverte et déjà, la petite cloche se délite. Son goût est fade, on cherche le chocolat et on trouve surtout des colorants. C’est pas grave, on l’a vite engloutie et vite oubliée.
 

 

Mots-clés : chocolat politique - choix présidentielles - humour

 

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