Plat du jour - Economie

Tout comprendre de la #Foodtech en 7 minutes (oui c’est possible !)

Ecrit par Aurane Galopin le 26.07.2017

La Foodtech… encore un jargon hermétique pour une tendance 2.0 éphémère ? Raté !  Cette contraction de « food », nourriture, et « tech », technologie, englobe tout simplement les services et innovations qui allient le numérique et l’alimentation. 7 points pour devenir un pro de la Foodtech et ouvrir le débat, entre deux parties de raquettes de plage, sur l’alimentation du tur-fu !


 
#1 La Foodtech est la partenaire de vos soirées fringale
Avant, avec l’application Tinder, votre rencard du soir était servi sur un plateau, d’un simple « match », une attirance mutuelle entre votre profil et celui d’un godelureau. Pierre, Paul, Jacques, à vos pieds, à portée de doigt. Maintenant, pour une soirée réussie, c’est avec la barquette de sushis de votre jap’ préféré, le meilleur burger de Paris ou des pâtisseries de folie que vous avez rendez-vous. Deliveroo, AlloResto, Frichti, Foodora… ces applications permettent de faire livrer directement chez vous des milliers de repas différents, généralement à la carte des restaurants à proximité, pendant que vous êtes en pyjama licorne devant Game of Thrones. Ce e-commerce alimentaire, en pleine expansion, centré sur la logistique, la distribution, et le transport de denrées, est la face la plus visible et la plus accessible de la Foodtech ! À table !
 
#2 La Foodtech… ça a du bon !
Le phénomène digital fera-t-il émerger de nouveaux modes de consommation, plus éthiques, plus responsables, plus durables ? C’est en tout cas ce qui se dessine. Nous l’avions abordé à l’occasion du festival Futur en Seine : les startups Foodtech s’emploient à imaginer des solutions « de la fourche à la fourchette » pour répondre aux enjeux actuels : valorisation des circuits courts, lutte anti-gaspi, respect de l’environnement….Comme Too Good To Go, une application qui propose, de récupérer des lots d’invendus, à prix cassé, après le service des restaurants, ou avant la fermeture des boulangeries. Promis, les douceurs d’Éric Kayser, même à 20h, restent à tomber.  
 
#3 La Foodtech propose des expériences inédites
Le steak sans viande est devenu anodin, le fromage sans lait assez commun… Alors la Foodtech est allée encore plus loin, en mettant des insectes dans nos assiettes. Quoi de mieux, à l’heure de l’apéro, que de proposer des criquets au paprika, des molitors aux fines herbes ou des grillons à la truffe, à la place de nos vieilles chips insipides, qui trainaient au fond du buffet.  Et pour des bestioles cuisinées Made In France, on fait un tour sur le site de Jimini’s ! Cette start-up a lancé ses gammes de produits (snack, pâtes, barres protéinées…) à base d’insectes, dont l’élevage nécessite peu d’eau et peu d’espace. Toujours réticent ? Les insectes possèdent des qualités nutritionnelles remarquables : 100g de grillon, c’est 63g de protéines, contre 55g avec de la viande de bœuf. Alors, si on remplaçait ses traditionnels spaghettis bolognaise du jeudi soir par des fusilli aux coléoptères ?
 
#4 La Foodtech nous veut du bien
La santé est un grand chantier du secteur. Sites et applications, dont Alantaya et GoodMix deviennent les diététiciennes du digital en guidant les personnes atteintes d’intolérances, d’allergies, de maladies, vers des aliments recommandés pour leurs pathologies, et des recettes gourmandes en accord avec leurs régimes. De plus, pour pallier au manque de transparence des produits, certaines startups ont pour projet la commercialisation de kit portatif pour pouvoir détecter, lors de la prise de repas, si les aliments contiennent ou non des composants allergènes (gluten, lactose…).
 
#5 La Foodtech pèse déjà lourd
En deux ans, c’est 4 milliards de dollars qui ont été investis dans les startups qui se consacrent à l’alimentaire, avec des projets innovants et audacieux. Signe d’un secteur en pleine expansion ou une bulle proche de l’explosion, faute de rentabilité… ?
 
#6 La Foodtech et les robots… toujours eux
Que ce soit pour la récolte des fruits et légumes, le service en salle, ou même la préparation des plats, le robot prend ses marques progressivement « du champ à l’assiette » et réveille notre appréhension d’être suppléé par l’intelligence artificielle. Qu’ils s’improvisent barista ou effectuent des tours de main spécifiques devant les fourneaux grâce à leurs bras mécanisés, les robots annonceraient la restauration de demain. Dérive ou opportunité ? En attendant de commander son menu auprès d’un serveur mécanique ambulant, on peut toujours se délecter des plats réalisés grâce à des imprimantes 3D ! À la place de cartouches d’encre, La « Bocusini », lancée l’année dernière, fonctionne avec des capsules de produits alimentaires (sauces, coulis de fruits, colorants, purée, viande…) qui permettent de réaliser des milliers de préparations à partir de modèle 3D réalisé sur ordinateur. À quand sa « Bocusini » personnelle pour parfaire ses glaçages de pâtisseries ?
 
#7 La Foodtech en question
Comme tous les grands succès liés au numérique, l’évolution de la Foodtech inquiète tout autant qu’elle suscite une vague d’enthousiasme. Si la confiance aveugle dans le modernisme a provoqué certaines dérives du système alimentaire actuel (OGM, agriculture dénaturée, importation massive…), la Foodtech, grâce au digital, se positionne comme une réponse novatrice à ces travers pour ériger un modèle qui rétablit l’équilibre perdu entre les producteurs, les consommateurs et l’environnement. Cette philosophie prônée par les startups réussira-t-elle à éveiller une conscience citoyenne puis influencer les ogres de la grande distribution et les géants de l'agroalimentaire… Le changement à portée de clic, nous on veut y croire !

 

Mots-clés : foodtech alimentation - futur insecte - jus jeune

 

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