Plat du jour - Environnement

Alors mon poulet ? On se fait une santé ?

Ecrit par Frédéric Beau le 21.02.2018

Tandis que la consommation des Français évolue clairement depuis une dizaine d’années, notamment en ce qui concerne la quantité de viande consommée, une filière a su réagir de la meilleure des manières en imposant la qualité : celle du poulet. C’est en tous cas ce que l’on peut conclure à la lecture de l’enquête, analyse de laboratoire à l’appui. Vas-y mon poulet, goûtes ! C’est de la bonne !

 

 
Pour bien commencer cette session de : « tout n’est pas aussi moche qu’on veut bien nous le faire croire », on se doit de noter que, acheté dans l’hexagone cette viande a toutes les chances d’en être issue. En effet, la France se positionnant comme le deuxième producteur européen, le poulet élevé en France est largement majoritaire sur nos étales et ce même dans la grande distribution. Et c’est une bonne nouvelle puisque la filière française semble avoir bien compris les attentes des consommateurs et essaie d’y répondre.
 
Si l’on s’intéresse à l’aspect strictement sanitaire de ces produits, que l’enquête de 60 millions de consommateurs englobe par le terme « microbiologie » et qui s’attache à rechercher différents germes peu amicaux (Escherichia coli, Staphylocoques, salmonelle…pour ne citer qu’eux), il n’y à pas trop de soucis à se faire. Les poulets français sont clean ! Le seul exemplaire ( sur les 27 testés) ne bénéficiant pas de la mention très bon est le poulet blanc fermier de l’Ardèche de marque Carrefour qui écope seul d’une mention insuffisant. Pas de bol, mon poulet !
 
La résistance des germes aux antibiotiques a également été testée, là, c’est un sans faute pour les 27 candidats volatiles. Enfin, une recherche de contaminants a été menée (résidus de pesticides et de produits vétérinaires), là encore c’est un sans faute. Cocorico, pourrait-on dire !
 
Si on ne regarde que le critère sanitaire, l’enquête se résumerait à : « vas-y mon poulet, fonce ! »
 
Pour l’aspect nutritionnel, c’est plutôt rassurant également, la majorité des échantillons présentent un bon taux protéines VS matière grasse. Un seule marque récupère le bonnet d’âne de ces essais (dommage pour un poulet), ce sont les blancs Le Janzé, pourtant fermier élevé en plein air, Label Rouge et IGP.
 
Quid du goût ?
Répondre à cette question est plus complexe, et revient à intéresser au volatile lorsqu’il est vivant :
1- Dans quelles conditions est-il élevé ? En cage sur une surface équivalent à une feuille de papier en plain air ou carrément en liberté ? 
2- Que mange-t-il pendant la période d’élevage ? Végétaux, céréales, oléoprotéagineux, farines ?
3- Combien de temps dure l’élevage, car plus c’est long… 40 jours, 81 jours, 108 jours ?
 
Tous ces points influent directement sur la qualité gustative du produit, et constituent donc (une fois l’aspect sanitaire assuré) LE facteur de qualité final. C’est bien joli, tout ça, mais comment sait on quoi mettre dans son assiette alors ? 
Une seule solution lorsque l’on n’est pas éleveur de poulets, les labels. Mais, il en existe beaucoup et ils ont tendance à se multiplier lorsque l’on parle de notre volaille.
 
Le bas de gamme, ou poulet standard : 40 jours mini à l’abattage, élevage en cage jusqu’à 25 bêtes au m2, alimentation végétale, vitamine et minéraux
Le haut de gamme : AOP poulet de Bresse, 108 jours d’élevage mini, élevage en plein air ou liberté, céréales locales (de l’AOP) et 40% de maïs mini
 
Entre les deux ont trouvera, le fermier, le Label Rouge (plein air ou liberté et 75% de céréales sur 81 jours d’élevage), le BIO  quasi identique au label rouge, mais 95% de l’alimentation doit être  d’origine bio, puis le label bleu blanc cœur et le CQ qui ont des jours avant l’abattage étendu, mais qui restent sur un élevage en cage.
 
Bref, l’enquête de 60 millions de consommateurs nous rassure quand à notre consommation de poulet, s’il est d’origine France, si en plus on choisit bien son Label on devrait même arriver à se faire plaisir !
 
Source : 60 millions de consommateurs

 

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