Plat du jour - Société

Des petits producteurs de Champagne s'émancipent des traditions !

Ecrit par Bérengère Condemine le 30.01.2017

Le champagne évolue grâce à de petits vignerons. Ces derniers innovent, et œuvrent pour ne pas faire dans le traditionnel. Les grandes maisons n’ont qu’à bien se tenir. Ils semblent déterminés pour offrir un nouveau modèle. Mettre en avant les terroirs. Des passionnés qui produisent de petites quantités, promettant de la grande qualité. 

 


CC PIXABAY Matejtomazin0
 

Ces grands professionnels se sont montrés au Grand Tasting, le salon viticole organisé fin novembre à Paris, sous la pyramide du Louvre. Ce ne sont pas des grands noms. Le public ne les connaît pas encore, mais ces indépendants sont à la tête de quelques hectares (10 000 mètres carrés), voire des ares (100 mètres carrés). Des biens précieusement acquis. 

 

Dans la tradition des champagnes prestigieux, l’assemblage est d’une haute importance. Un assemble de terroirs, en Montagne de Reims, en Vallée de la Marne, ou en Côte des blancs. Un assemblage de cépages, du pinot noir, pinot meunier et le chardonnay. Ainsi qu’un assemblage de millésimes, sous le nom de « bruts sans années ». 

 

Chacun dispose de « cuvées de prestige », composé d’un seul millésime, ainsi que des monosépales, voir monocru, souvent en provenance d’un territoire bien délimité comme le Clos des Goisses chez Philipponnat. 

 

C’est de ce modèle, que veulent s’affranchir ces nouveaux producteurs de champagne. Le terroir doit être mis en avant selon eux, « ses climats, à l’image de la viticulture bourguignonne ». Un vin qui s’adresse à un public « d’amateurs très avertis », à la recherche de nouvelles perceptions, « sensations ». 

 

Édouard Labruyère fait partie de cette nouvelle génération qui casse les codes. Il achète en 2012 et 2014, une douzaine d’hectares, aux propriétaires de Verzy, et de Verzenay. Une parcelle convoitée, avec un objectif de sublimer « les terroirs de Champagne (qui) méritent d’être mis en valeur. Pas fondus, donc, dans de grandes cuvées d’assemblage ». 

 

Même des héritiers de grandes maisons se lancent dans l’indépendance. Comme Guillaume Selosse, de la maison Anselm. Un héritage familial qui ne l’empêche pas d’innover lui-même, pour une distribution de 600 bouteilles par an, des personnes qui « demandent à avoir dans leur verre plus que de la bulle, ils veulent un terroir, un style ». Un plaisir pour les passionnées. 

 

Sources : LESÉCHOS

 

Mots-clés : Champagne vin vigneron - tradition grandes maisons - indépendance évolution

 

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http://7detable.com/article/societe/des-petits-producteurs-de-champagne-s-emancipent-des-traditions/1295